Les abeilles de retour dans Les Plus Beaux Jardins de France

Abeilles dans le jardin de Saint-Jean de Beauregard

Charmant insecte butinant les fleurs de nos jardins, les abeilles réjouissent nos papilles de leur délicieux miel. Au-delà de cette image bucolique, l’abeille joue un rôle clé dans le cycle de vie de la Nature mis en danger de manière alarmante entre autre par nos pratiques horticoles. Les jardins historiques ont pris conscience de l’importance de ces précieuses auxiliaires du jardinier et ont mis en place des politiques de préservation des abeilles depuis plusieurs années.

Un constat alarmant, une menace pour la biodiversité

La France compte environ 1.000 colonie d’abeilles sur son territoire. Chaque année des colonies d’abeilles disparaissent en très grand nombre : ce phénomène alarmant est appelé « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (« Colony Collapse Disorder » en anglais). L’abeille est confrontée à nombreux ennemis : pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la diversité et de la qualité de son alimentation et des habitats possibles, apparition d’espèces invasives et de nouveaux prédateurs, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, etc.
Les conséquences de la disparation des abeilles vont bien au-delà de la baisse de production de miel, qui n’est que la partie visible de l’iceberg (la production de miel français a été divisée de moitié en 20 ans). A moyen et long terme, l’enjeu n’est rien de moins que la biodiversité. En effet, par son action polinisatrice, l’abeille est un chaînon essentiel du cycle de la Nature, donc de la préservation d’une majorité des végétaux dont dépendent insectes, animaux et êtres humains.
Conscients des enjeux et du rôle prépondérant de l’abeille, les jardiniers des jardins historiques ont modifié leur pratique au quotidien.

L’écogestion dans les Plus Beaux Jardins de France

Le travail d’un jardinier qui officie dans un jardin historique est de maintenir tout au long de l’année l’aspect parfait du jardin pour le plaisir des visiteurs. Si pendant des décennies les pesticides ont semblé répondre aux attentes, force est de constater que ces traitements concourraient à un appauvrissement des sols consécutif à la disparition de l’écosystème du jardin. L’abandon progressif des traitements chimiques pour revenir à une pratique raisonnée a permis un rétablissement de la faune et de la flore des jardins.
A titre d’exemples, que ce soit au domaine de Chantilly ou aux jardins de Villandry, depuis une dizaine d’années, les jardiniers ont renoncé aux herbicides : le désherbage est fait à la main ; les pesticides sont évités par l’observation et la prévention.

L’installation de ruches

Afin de participer à la recolonisation du territoire par les abeilles, bon nombre des membres des Plus Beaux de France ont installé des ruches dans leur domaine. Lors de vos promenades, vous pourrez en voir dans le Potager à la Française de Saint-Jean de Beauregard, dans les jardins de la villa Ephrussi de Rothschild, dans les bois du domaine de Chambord, dans le domaine de Chaumont-sur-Loire…
Cette réintroduction est possible grâce à l’amélioration de l’environnement de vie des abeilles : moins voire aucun traitement chimique ; une belle diversité de fleurs mellifères à butiner assure une ressource alimentaire de qualité et en quantité pour les butineuses.
Les bénéfices sont multiples : depuis ces installations, les insectes et les oiseaux sont plus nombreux, les jardins sont plus beaux et le miel produit est une douce récompense.

Quelques chiffres et du miel

  • 15 ruches à proximité du Potager à la française du château de Saint-Jean de Beauregard ;
  • 5 ruches au domaine de Chaumont-sur-Loire ;
  • 40 ruches au domaine de Chambord qui ont produit environ 3000 pots de miel produits depuis 2015 ;
  • Le miel de la villa Ephrussi produit par les ruches du jardin.
Le miel du domaine national de Chambord ©Léonard de Serres
Le miel du domaine national de Chambord ©Léonard de Serres

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