Des jardins exceptionnels bénéficiant d’une grande notoriété et ouverts à un large public
Recommandés par tous les grands guides
Parfaitement entretenus par des jardiniers professionnels
Ouverts tous les jours de Pâques à la Toussaint
Offrant un accueil de qualité garanti par une gestion privée.
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Bienvenue aux Jardins à la française du Manoir d’Eyrignac, le plus beau jardin du Périgord.
Votre venue contribue à faire vivre Eyrignac et nous vous expliquerons plus précisément pourquoi au terme de cette visite.
Depuis leur création, les jardins et le manoir appartiennent à la même famille. Elle vous accueille dans son intimité pour vous faire découvrir les merveilles d’un endroit qu’elle entretient depuis 500 ans. Aujourd’hui, il a le même visage qu’il y a deux cents ans et c’est un véritable jardin secret passionnément aimé que vous allez découvrir.
Ce jardin régulier est un des rares Jardins à la Française dans notre pays : il est devenu une exception selon les spécialistes et un lieu incontournable pour les amoureux de la verdure.
Toute l’histoire débute au XVIIème, vers 1653, lorsqu’un certain Antoine de Costes de la Calprenède, décide de faire bâtir un Manoir, sur les ruines d’un ancien château. L’ancêtre de la famille est écrivain et célèbre pour cette tirade, « fier comme Artaban » !
Au XVIIIème siècle, son petit fils, Louis-Antoine Gabriel de la Calprenède, Contrôleur des Monnaies et Comptoirs, crée de magnifiques Jardins à la Française autour du Manoir familial.
Mais les goûts et les modes changent. Au fil du temps, ce lieu magique se transforme.
Les Jardins à la Française cèdent la place à un jardin romantique anglais. Très couru au XIXème, il est laissé à l’abandon au début du XXème siècle.
C’est l’amour d’un homme, Gilles Sermadiras de Pouzols de Lile, pour sa terre qui leur redonne vie.
La renaissance de ces jardins se dessine année après année. Aidé de son fils Patrick, il piquette, plante, déplante, aligne…, ici, il trace une allée, là, le détail d’une arabesque, et la métamorphose s’opère ; la nature se laisse finalement domptée, tout en poésie et subtilité. Peu à peu, ils retrouvent l’équilibre d’origine et la rigueur de ces jardins, tout à la fois pleins d’harmonie, de douceur et de force…
Quelle que soit la saison, c’est le vert qui vous accueille : les jardins de verdure, composés essentiellement de charmes, buis, ifs, cyprès et de pelouses, restent verts toute l’année. Seuls les charmes deviennent roux à l’automne.
Notons qu’il n’existe en France que peu de jardins à la française compte tenu des frais d’entretien considérables.
Ce jardin régulier est devenu une exception selon les spécialistes, et un lieu incontournable dans l’art topiaire, qui consiste à tailler les végétaux dans diverses formes.
Patrick Sermadiras de Pouzols de Lile, Le fils de Gilles, préside aux destinées de ce fabuleux patrimoine familial depuis plus de 30 ans. Il est heureux aujourd’hui de vous faire partager un moment privilégié, hors du temps, dans cet écrin de verdure.
1 et 1bis - Allée des Charmes
Vous êtes maintenant face à l’allée principale des jardins, l’Allée des Charmes.
Elle est composée d’une double enfilade de colonnes d’ifs, enlacés de guirlandes de charmes taillées en forme de contrefort en spirale sur plus de 100 mètres de long. Dans un souci d’esthétisme et de symétrie, les guirlandes de charme sont inversées depuis le centre de l’allée et offrent ainsi les mêmes structures géométriques quelle que soit la perspective d’où elles sont admirées. Vous pourrez apprécier cet effet à la fin de la visite.
Derrière vous, vous pouvez apercevoir au fond de ce sous-bois, composé de buis plus que centenaires, une pagode chinoise de laque rouge.
Pourquoi une pagode au milieu d’un jardin à la française ? Le 18ème siècle est l’époque de gloire de la Compagnie des Indes et de la Chine. Un commerce important existait avec l’Extrême-Orient. Il était d’usage d’avoir des chinoiseries tant dans sa maison que dans son jardin.
Vous pouvez vous rendre compte que, pour rompre la monotonie, le créateur du jardin a conservé intacts les mouvements de terrain d’origine, formés en niveaux successifs. Vous allez donc continuer à descendre quelques marches et, comme au théâtre, changer de décor ! Notez au passage le dessin du pavage de l’allée, ornée de motifs géométriques en lauzes incrustés dans le sol, et les vases italiens en terre cuite, surmontés d’ifs en topiaire.
Vous allez maintenant entrer dans la Chambre de Verdure.
2 - Allée des Vases
Après la grande allée des charmes, vous arrivez à présent dans un décor beaucoup plus intimiste : la chambre de verdure. Fermée par un épais rideau de charmes, elle isole le promeneur des regards tout en offrant des échappées sur les vertes collines avoisinantes. Découpées dans les arbres, des fenêtres ouvrent sur la campagne et préservent le contact avec la nature. L’influence italienne des jardins est ici très présente.
Au centre, une vasque de pierre datant de 1870, retrouvée lors des terrassements du jardin, est jonché de fleurs, à la saison, de surfinias blancs. Le sol est typique de la région, avec sa rose des vents en pisé périgourdin. Vous en saurez plus en visitant la Chapelle.
En contrebas, vous pouvez apercevoir une plantation de noyers, culture dominante de la région. A Eyrignac, la variété plantée est un hybride, un croisement du Juglans nigra, le noyer noir d’Amérique avec le Juglans régia, le noyer commun. Cette plantation est avant tout destinée à la production de bois précieux.
La chambre de Verdure s’ouvre sur une allée très différente de l’Allée des Charmes, plus secrète et plus sombre ; on l’appelle l’Allée des vases. Elle est enserrée par une double haie d’ifs très architecturée, taillée en une succession d’alcôves triangulaires, carrées ou en demi-lunes. Des chamaecyparis, avec leur port naturel retombant, ombragent l’allée. Ils gardent leurs écailles vertes toute l’année.
Pour ponctuer le tracé, des vases italiens en terre cuite sont disposés dans chacune de ces alcôves : ils sont surmontés d’ifs à plateau couronnés de boules rondes. Ils sont taillés 2 fois par an et ont besoin d’un apport en eau régulier chaque semaine.
Vous allez quitter la chambre de verdure puis longer sur votre droite l’Allée des vases pour aboutir à un passage d’influence anglaise.
3 – Influence anglaise des Jardins
C’est en Angleterre, au 19ème siècle, que naît une nouvelle forme de jardin, en accord avec le rêve d’un retour à la nature.
Conçus à l’échelle des propriétés de l’aristocratie anglaise, les parcs et jardins s’étendent souvent sur plusieurs dizaines et centaines d’hectares. Ils organisent les paysages avec des bosquets, des lacs, des temples et des fabriques. Chaque angle de vue, chaque perspective est conçue comme un tableau asymétrique, où les masses, les reflets et les couleurs s’équilibrent. La précision du dessin et les alignements au cordeau des jardins à la française ont disparu.
Ce mode de jardin connaîtra un succès immense dans toute l’Europe, au point que ce style supplantera celui des jardins à la française l’ayant précédé, comme ce sera le cas à Eyrignac. Vous avez devant vous un des derniers endroits rescapés de l’époque romantique anglaise, restauré dans son style d’origine.
Le jardin anglais est aussi connu pour ses pelouses verdoyantes; c’est également une des grandes particularités des Jardins à la Française du Manoir d’Eyrignac. Mais contrairement à l’Angleterre, la région est calcaire et parfois très sèche en été : imaginez alors le travail considérable pour que les gazons, si fragiles, conservent une telle qualité.
C’est pourquoi il n’y a qu’un seul endroit où vous avez le plaisir de fouler le gazon ; les autres parties étant plus étroites, le piétinement viendrait à bout des pelouses en 5 à 6 jours.
Vous allez maintenant arriver dans la cour du Manoir.
4 – Manoir et rond-point de repos
Vous êtes maintenant au cœur même des jardins et du domaine agricole et forestier de 200 hectares.
Devant vous, Le Manoir, qui est toujours habité, date du XVIIème siècle. Il prend place dans une cour fermée au sol de sable jaune, qui rappelle la couleur des pierres de la façade. La cour est ratissée tous les jours pour vous accueillir.
Il y avait ici, depuis le haut Moyen-Âge, un petit castel, appelé autrefois « Repaire Noble ». Il a été incendié, en représailles, au XVIIème siècle, par les troupes du Grand Condé, révoltées contre le jeune Louis XIV et son Ministre Mazarin.
Le propriétaire Antoine de Costes de la Calprenède, ancêtre de la famille actuelle, était Conseiller du Roy au Présidial de Sarlat, Premier Consul et défenseur de cette ville. En 1653, en pleine Fronde des princes, il organise le massacre de 2 régiments d’élite de Condé et les Frondeurs se vengent alors sur sa demeure.
La guerre se termine et Antoine reconstruit aussitôt sa demeure telle que vous la voyez aujourd’hui. La bâtisse est tout en longueur, avec de nombreuses fenêtres. L’escalier n’est plus en colimaçon dans la tour, auparavant symbole de la noblesse, mais en carré et au centre du bâtiment. Enfin, les tours de défense, inutiles, ont disparu et ont été remplacées par les girouettes, nouvel emblème de la noblesse.
Ces girouettes, au même titre que les armoiries de la famille, représentant une licorne, seront jetées à bas par les révolutionnaires en 1789.
Notez également les ouvertures sur le toit du Manoir : ce sont des « outeaux », traditionnellement de forme rectangulaire en Périgord.
Avant de continuer la visite, vous pouvez monter les escaliers de part et d’autre de la fontaine. Profitez-en pour apprécier le parterre à la française, face au Manoir, et gardez bien en mémoire la perspective en arrière plan. Les explications vous seront données un peu plus loin dans la visite.
4 bis – Chapelle Romane
Cette charmante chapelle romane est restée intacte, contrairement au Manoir : elle n’a pas subi l’incendie pendant la Fronde des Princes, certainement grâce à son éloignement.
Elle est toujours consacrée à l’heure actuelle, et tous les membres de la famille ont été baptisés ici.
Le Baptême du dernier descendant date de Juillet 1998. Il s’agit de Gilles, le fils de Patrick, le propriétaire actuel.
C’est d’ailleurs à cette occasion que les vitraux de la chapelle ont été refaits par un maître verrier.
Véritable œuvre d’art, ces vitraux modernes apportent enchantement et gaieté ; les couleurs rappellent celles que l’on trouve dans le Jardin aux différentes saisons :
Vous pouvez également remarquer la tribune du 18ème siècle, qui était réservée autrefois aux membres de la famille, ainsi que le sol en pisé. Celui-ci, traditionnel de la région, est dans le style Louis XIV avec ses rayons solaires.
Vous allez sortir de la cour du Manoir, par le portail blanc sur la gauche pour découvrir les communs.
5 – Communs et Vivier
Face à vous, un important corps de bâtiments : les communs. Ils ont été construits un peu après le Manoir, au XVIIIème siècle, au moment où les premiers Jardins à la Française à Eyrignac ont été créés.
Jetez d’abord un regard derrière vous, sur la cheminée à double fenêtre située sur le toit du Manoir. Ces ouvertures très originales servaient à éclairer et à ventiler le grenier, où étaient entreposées les richesses de l’époque, c'est-à-dire essentiellement le blé.
Face à vous, vous remarquez la conciergerie, toujours habitée. Attenant à cette maison, un espace clos avec des grilles servait autrefois de chenil, la chasse étant très pratiquée sur le domaine.
A côté, un bassin, où venaient s’abreuver les chevaux, et devant vous les anciennes écuries.
Sur cette bâtisse, vous pouvez apercevoir, en bas du toit un peu grisâtre, le restant des toitures traditionnelles du Périgord : la Lauze, dont tout le poids repose sur les murs.
Enfin, sur votre gauche, un miroir d’eau de 40 mètres de long qui servait autrefois de vivier. Cette eau, constamment renouvelée grâce à une source, permettait la conservation et l’élevage de poissons. Là aussi, l’influence italienne est très marquée, avec des ouvertures dans le mur d’ifs qui longe la pièce d’eau, des cyprès filiformes et la présence de vases italiens autour du bassin.
Vous pénétrez à présent dans une allée bordée de buis, rythmée par l’ombrage des arbres qui vous offrent un moment de fraîcheur. Vous allez arriver sur la Terrasse enchantée et découvrir le panorama sur le jardin à la française.
5 bis et 6 – Jardin à la Française
Vous vous trouvez face au Manoir et au Parterre à la Française, sans doute une des plus belles vues du site.
Nous savons, que par définition les Jardins à la Française étaient essentiellement composés de parterres plats, décorés d’arabesques de buis nains et de motifs décoratifs de sable de couleur ; ils étaient toujours conçus pour être vus et appréciés en les dominant, en général du 1er étage des châteaux, ou depuis les terrasses.
A Eyrignac, les Jardins à la française ayant été créés un siècle après le Manoir, vous avez devant vous le seul endroit visible depuis le 1er étage du Manoir, donc le seul parterre proprement dit « à la française » ; le reste du jardin étant un mélange franco-italien que l’on apprécie en se promenant.
A la saison, les parterres se couvrent de fleurs choisies volontairement dans des camaïeux de bleu, blanc et jaune : céanothes, potentilles, hibiscus et rosiers pour les vivaces et sauges, impatiens et œillets d’inde pour les annuelles.
Pour accentuer la fausse perspective que l’on découvre depuis le Manoir, le jardin à la française se prolonge par une allée d’ifs taillés en tronc de pyramide. Comme un trompe l’œil ou un effet d’optique, chaque pyramide va en diminuant en hauteur et en largeur, au fur et à mesure que vous montez sur cette terrasse. Les pyramides devant vous sont plus petites de 80 cm, en hauteur et en largeur, que les dernières.
Noter également que les 2 haies d’ifs ne sont pas parallèles, elles se resserrent progressivement en montant vers vous.
Vous allez vous diriger vers le jardin blanc et passer sous un torii japonais, qui symbolise les chinoiseries présentes dans les jardins du 18ème siècle. Ce siècle était celui des voyages, des découvertes des pays lointains et de leurs produits exotiques. Les importations de Chine étaient régulières et la mode était d’envoyer des meubles précieux se faire laquer en Chine, d’acquérir un paravent laqué ou encore de copier les pagodes ou les ponts de laque rouge dans les jardins. Pour rappeler cette mode, la pagode et le portail d’entrée du jardin blanc ont été créés dans un style asiatique.
7 – Jardin Blanc
Vous êtes maintenant devant le jardin blanc.
Ouvert au public en l’an 2000, il apporte un peu de poésie et de légèreté au jardin existant.
En effet, nous avons voulu ajouter à côté du jardin à la française, qui à Eyrignac, est essentiellement de verdure, un deuxième jardin regorgeant de fleurs et d’eau vive.
Volontairement, nous n’avons pas choisi de roses anciennes ou de collection mais simplement des rosiers blancs communs, buissonnants ou grimpants. Plus résistants, ils ont une floraison plus longue, qui s’étale du mois de mai jusqu’aux premières gelées, pour votre plus grand plaisir.
Au printemps, les jardiniers taillent les rosiers remontants, c'est-à-dire les Opalia, Iceberg, Fée des Neiges, qui fleurissent plusieurs fois durant la saison. En été, c’est au tour des non remontants, les Albéric Barbier, qui ne fleurissent qu’une fois au printemps. L’entretien courant est la suppression des fleurs fanées, au sécateur à main, effectué tous les 15 jours de juin à octobre.
En saison estivale, des vases d’Anduze, recouverts de surfinias et gauras, entourent le bassin principal où 4 grenouilles en bronze rappellent celles du Bassin de la Tone de Versailles.
Enfin, les allées bordées de haies de buis nains sont elles aussi fleuries avec une alternance de rosiers et d’annuelles blanches : jacinthes, tulipes, narcisses au printemps, puis impatiens en été.
Vous allez maintenant revenir vers les jardins de verdure.
8 – Pavillon de Repos
De cet emplacement, vous dominez l’Allée des charmes, et vous pouvez apercevoir le centre de l’allée où s’inversent les guirlandes de charmes.
Un charmant pavillon de repos date du 18ème siècle, période de la création des premiers jardins. Il rappelle, par l’architecture arrondie de ses fenêtres, le style Sarladais. Le rez-de-chaussée servait de salle de repos dans les jardins à la française, tandis que l’étage était aménagé en Magnanerie, c'est-à-dire destiné à l’élevage des vers à soie. Les cocons étaient ensuite expédiés à Lyon pour le tissage.
En France, c'est sous Louis XI, et surtout Henri IV, que l'on voit le développement de la sériciculture. Ils ordonnent en effet la plantation, aux frais de l'état, de 20 000 mûriers et introduisent d'immenses quantités d'œufs de vers à soie.
L'industrie de la soie s'implante vraiment sur le territoire. Elle prospère et améliore sa technicité jusqu'à la Révolution en imposant sa qualité dans le monde entier. L'apogée de la sériciculture sera atteinte au début du XVIIIe siècle et marquera l'âge d'or des départements du midi.
En 1855, la maladie du ver à soie, nommée "la pébrine", décime les élevages. C’est un coup fatal pour la production française : vers 1869, la production chute de 50 %, ce qui marquera le déclin progressif de l'industrie de La Soie à Lyon, sans toutefois entamer sa réputation dans la création, la fabrication et l'ennoblissement.
Devant vous, des pommiers, taillés en boule et ourlés à leur pied de santoline grise. Ces pommiers, avec leurs fruits de différentes couleurs à la saison, adoucissent la rigueur du tracé général.
Vous arrivez presque au terme de la visite et vous avez maintenant pu apprécier dans toute sa dimension cet ensemble familial exceptionnel. Si l’âme et la sérénité des lieux vous ont touché, c’est certainement aussi grâce à l’amour et à la passion qui unissent les jardins et le Manoir à la même famille depuis 500 ans.
Si vous rencontrez Patrick Sermadiras, il vous parlera avec affection de son jardin, comme un père de son enfant. La passion, l’enthousiasme et la volonté de perfection qui l’animent sont les plus belles preuves d’amour pour ce jardin.
9 - Conclusion
Nous vous remercions vivement de votre venue, et sommes heureux d’avoir partagé ce moment avec vous. Vous contribuez activement à l’entretien de ces lieux car même en tant que site privé, Monuments Historiques, les Jardins ne reçoivent aucune subvention pour leur entretien. Patrick Sermadiras s’engage chaque jour un peu plus dans ce Mécénat, et si ce jardin vous a plu, il vous remercie d’en parler autour de vous. Nous accueillons 90 000 visiteurs par an et 100 000 sont nécessaires pour couvrir les besoins en entretien.
Merci de nous faire part de vos impressions et suggestions dans le Livre d’or disponible à l’accueil. Si vous souhaitez rester parmi nous, les salles d’exposition, vidéo et boutique sont à votre disposition. Patrick Sermadiras sera ravi de vous dédicacer la brochure en vente dans notre boutique.
Nous vous souhaitons un bon séjour dans le Périgord !
Aujourd’hui, c’est notamment aux Jardins Français du Manoir d’Eyrignac que l’on trouve l’une des plus belles représentations de l’Art Topiaire au 20ème siècle qui en font l’un des plus beaux jardins en France.
L’histoire des Jardins du Manoir d’Eyrignac, Monuments Historiques XVIIe et XVIIIe siècles, est l’œuvre de la passion d’une même famille depuis 500 ans. 4 hectares de jardins ont été entièrement rénovés depuis, dans l’esprit français du XVIIIe inspiré par l’Italie.
Au fil des siècles, plusieurs générations d’hommes et de femmes ont fait renaître l’authenticité et la sérénité de ce havre de paix et de verdure. Au XVIIIe siècle, le Marquis Louis Antoine Gabriel de Costes de la Calprenède, nommé par le Roi Louis XVI Contrôleur Général des Comptoirs et Monnaies de France, créa les magnifiques Jardins à la Française que l’on admire aujourd’hui.
Les jardins français du Manoir d’ Eyrignac accueillent au cœur de la Dordogne près de Sarlat près de 100 000 visiteurs qui viennent admirer ces délicates broderies aux camaïeux de verts auxquels s’ajoutent la pureté d’un Jardin blanc.
Brodés comme une tapisserie, ceux sont des buis, des ifs, des charmes et du lierre que l’on retrouve dans les Jardins du Manoir d’Eyrignac dans des formes figuratives ou géométriques dans les haies, les cônes, et les spirales de l’Allée des Charmes.
Les parterres de gazon épousent parfaitement les contours et les bordures comme un chirurgien de jardin. Le travail manuel à l’ancienne est ici privilégié : les charmes, ifs, buis et cyprès sont taillés depuis toujours à la cisaille à main, au cordeau et au fil à plomb
« J’ai également crée un jardin de roses : Le Jardin Blanc qui est un complément du jardin à la Française conçu à base de plantes taillées comme des sculptures sur un plan très architecturé et sans presque de couleur, jouant sur les camaïeux de vert.
Il allie dans sa conception actuelle, les perspectives et décorations ordonnées, et y apporte de la poésie, de la légèreté. » précise Patrick Sermadiras, qui se tient à votre disposition pour vous rencontrer et vous parler avec passion de son jardin que vous pouvez déjà découvrir sur notre site : www.eyrignac.com
A Eyrignac, il y l’eau qui apporte le mouvement et la vie :
« Le visiteur découvrira à chaque instant tous les passages, les perspectives, les jeux d’eau et de lumière qui donnent à ces jardins toute la dimension de leur conception originale et unique. ».
Eyrignac est un opéra de verdure animé par l’eau des nombreux bassins qui offre aux visiteurs le calme et la sérénité au milieu de collines sauvages et des paysages du Périgord Noir.
Le Manoir de pierres blondes périgourdines, construit au XVIIe siècle par Antoine de Costes de la Calprenède, est resté dans son état d’origine.
Nombreux sont les lieux qui, bien que magnifiques, ne possèdent pas ce supplément d’âme émouvant qui existe à Eyrignac. Le propriétaire Patrick Sermadiras, sa femme Capucine et son fils Gilles y vivent et lui conservent vie avec amour.
Un jardin de 4 hectares dont 3 hectares de gazon
LES GAZONS :La taille des haies, toutes espèces confondues, représente 45 000 m2 (4,5 hectares) Ce qui équivaut à une haie de un mètre de haut sur un mètre de large sur 15 kilomètres de longueur !
Ici aucun bruit de machine ne viendra troubler votre tranquillité : tous les travaux de taille et d’entretien se font à la cisaille à main, au cordeau, au fil à plomb et au râteau pour ramasser les déchets.
Les charmes sont taillés 4 à 5 fois par an, tandis que les ifs et les buis qui poussent plus lentement sont taillés 2 fois par an.
La première taille des charmes a lieu fin mai. A cette occasion, une entreprise de 4 hommes, spécialisés dans la taille vient renforcer l’équipe permanente de 5 jardiniers. Pendant 3 semaines, ils travaillent au cordeau et au fil à plomb : un véritable travail d’orfèvre qui les mobilisent 8 jours rien que pour l’Allée des charmes.
Une fois les charmes terminés, c’est autour des ifs et des buis d’être taillés et ainsi de suite jusqu’à la dernière repasse qui a lieu en général fin septembre, début octobre.
Nous avons tous végétaux confondus 205 topiaires à Eyrignac qui représentent plus de 4000 m2 supplémentaires à tailler chaque année.
LES LIERRES :Nous en avons près de 10 000 m2 (1 hectare).
Le lierre est très utilisé dans notre jardin, il vient couvrir la plupart des surfaces bâties. C’est une espèce cultivée. En effet, le lierre pousse rapidement et se laisse guider facilement. A Eyrignac, Il court sur des chaînes et nous donne de magnifiques guirlandes végétales qui conservent leur couleur toute l’année.
Ces trois essences se retrouvent souvent dans les Jardins à la Française car elles supportent très bien les tailles, c’est la raison pour laquelle elles ont été choisies pour concevoir ce jardin. Elles sont également adaptées au climat et au sol de notre région. Chacune, cependant, a des caractéristiques et une utilité propre.
Le Buis, Buxus sempervirens, est un feuillu qui reste vert toute l’année ; il a une croissance assez lente de 10 centimètres par an en moyenne. Il adore les sols calcaires et secs, c’est pourquoi il se plait énormément ici. Nous avons 3 variétés de Buis à Eyrignac, le plus répandu est le Buis commun, le Buis nain Buxus suffruticosa est utilisé pour les petites bordures, et un Buis à feuilles rondes, le Buxus rotondifolia, pour son esthétisme.
L’If Taxus bacata est un résineux avec un feuillage persistant, c'est-à-dire qu’il conserve ses aiguilles tout au long de l’année. Il a une croissance très lente, de 20 centimètres par an en moyenne. Deux tailles par an suffisent, et toutes les formes sont réalisables grâce à son feuillage fin et dense. Cet arbre cache de nombreux atouts : sa longévité est considérable, il peut être plusieurs fois centenaires. Son bois dur et imputrescible, très apprécié autrefois, était transformé en arcs pour la chasse, et grâce à la molécule de taxol extraite de ses fruits, des traitements anti-cancéreux ont pu voir le jour.
Le Charme Carpinus betulus, est un arbre à croissance rapide mais qui ne vit que 150 à 200 ans. On obtient en quelques années des haies importantes avec du charme (qu’on appelle également charmille), mais les tailles sont fréquentes car on peut obtenir des pousses de plus de 80 cm par an (4 à 5 tailles par an). Le charme a un feuillage fin et vert tendre en été, en automne, il conserve une partie de ses feuilles roussies, c’est un arbre marscessant.
Tout d’abord il est important de choisir les variétés de gazons en fonction du terrain et de l’usage que l’on veut en faire. A Eyrignac, c’est un mélange de Ray-grass anglais, de fétuque et pâturin des près.
L’entretien des gazons est réalisé sur une structure de sol et des conditions climatiques bien particulières. Les différents apports en eau et en éléments nutritifs sont calculés en fonction de la richesse du sol.
L’entretien de fond des gazons doit se faire de préférence en automne, et doit être renouvelé tous les ans. C’est un travail de longue haleine !
Dans un premier temps, le décompactage sur les zones piétinées, consiste à enfoncer des piques dans le sol et à le soulever de quelques centimètres à la fourche bêche.
Dans un second temps, l’aération : une multitude de trous sont creusés dans le sol grâce à l’aérateur, pour permettre aux apports de matières organiques et d’engrais l’accès direct aux racines des gazons.
Dernière étape : la scarification consiste à gratter le gazon à l’aide du scarificateur, cela afin de retirer le feutre qui au bout de quelques années imperméabilise totalement le sol.
Ces 3 opérations mécaniques, indispensables, permettent de rétablir chaque année la circulation de l’eau, de l’air et des éléments nutritifs. L’eau peut ainsi descendre en profondeur, la nourriture va directement jusqu’aux racines : le gazon est alors vigoureux et résistant.
Ensuite, répartis sur l’année, il y a les amendements, c'est-à-dire un apport en matière organique (tel que le fumier, le terreau) et la fertilisation chimique, tous deux aussi vitaux pour la santé des gazons.
Enfin, les travaux courants eux aussi prennent beaucoup de temps. Le désherbage se fait régulièrement et manuellement. Nous n’attendons pas d’être envahi par les mauvaises herbes.
La tonte doit est effectuée tous les 3 à 4 jours. Il ne faut pas couper plus de la moitié de sa hauteur, car un gazon ras est plus beau mais beaucoup plus fragile. Surtout il est conseillé de ramasser les déchets de tonte car ils favorisent la couche de feutrage qui imperméabilise le sol.
La touche finale pour réussir un beau gazon, c’est certainement l’arrosage. Les gazons demandent un arrosage journalier régulier et important dès le mois de mai : c’est pourquoi un arrosage automatique est indispensable.
Il y a plus de 500 arroseurs enterrés dans le sol, qui diffusent de l’eau sous formes de jets ou de brumisateurs.
En fonction de la météo, le Chef jardinier programme les arrosages à l’avance. Tout se déclenche alors automatiquement.
A Eyrignac, nous n’utilisons pas l’eau de ville, qui est traitée, trop calcaire et trop chère. Un forage permet d’exploiter l’eau de la nappe phréatique, puisée et retenue dans un grand bassin.
Une année d’entretien à Eyrignac, c’est une équipe de 5 jardiniers passionnés qui réalisent un travail considérable. Voici leurs travaux au fil des saisons.
PRINTEMPS :Le moment des premières tailles….
Beaucoup de travail de finition et de repasse :
Entretien des gazons :
C’est la période des gros travaux de fond :