Les plus beaux jardin de France

  • Des jardins exceptionnels bénéficiant d’une grande notoriété et ouverts à un large public

  • Recommandés par tous les grands guides

  • Parfaitement entretenus par des jardiniers professionnels

  • Ouverts tous les jours de Pâques à la Toussaint

  • Offrant un accueil de qualité garanti par une gestion privée.

Bambouseraie de Prafrance : 2 avril - 2 mai 2010, Exposition vente : Les mille et une couleurs des érables du Japon

Les Jardins de Breteuil : 20 février - 15 novembre 2010, Exposition de photos par Marcel Marques

Les Jardins du Manoir d'Eyrignac : Les Trésors de Pâques Week end de Pâques : dimanche 4 et lundi 5 avril 2010

Le Château de Vaux le Vicomte : Splendeur et infortune de Nicolas Fouquet, tous les jours du 27 mars au 7 novembre 2010

Jardins du Château de Versailles : Les Grandes Eaux Musicales d'avril à septembre, les samedis, dimanches et jours fériés

Jardins de la Villa Ephrussi de Rothschild : Toute l’année, SPECTACLE AQUATIQUE - Les Jeux d’Eau Musicaux

Jardins de Villandry : Du 20 Mars au 31 Mai 2010, Richard Wallace, huiles, gouaches, fusains sur toiles

Jardins de Chenonceau : Avril 2010 : Rdv avec les décorations florales de Pâques

Jardins du Champ de Bataille : 18 & 19 juin 2010 : Opéra en plein air : « CARMEN » de Georges Bizet

 
  • Dossier de Presse de la Villa Ephrussi de Rotshchild


    >> Culturespaces, des monuments et musées exceptionnels

    - Culturespaces, 1er acteur privé dans la gestion des monuments et musées

    La société Culturespaces, créée en 1991 par Bruno Monnier, est unique en Europe. Pour le compte d'institutions publiques ou de collectivités (telles que l'Institut de France ou la Ville de Nîmes), elle gère en totalité des musées, sites et monuments exceptionnels.

    Pour chacun de ces sites, Culturespaces prend en charge la mise en valeur des espaces, des collections, des jardins ; l'accueil du public ; la gestion des personnels et de l'ensemble des services y compris l'animation culturelle, les expositions et la communication. Culturespaces place le visiteur au coeur de ses préoccupations et cherche à lui offrir le plaisir d’une découverte vivante et enrichissante.

    - Culturespaces, plus qu’une visite, des moments de plaisir…

    Visiter un monument ou un musée géré par Culturespaces, c’est la garantie de trouver :

    • une architecture, des collections ou des jardins magnifiques,
    • une histoire passionnante, avec des personnages au destin étonnant,
    • des animations, des films, et des audioguides sans supplément,
    • une ouverture 7 jours sur 7 et un accueil de qualité,
    • des tarifs adaptés pour les familles,
    • pour les enfants, des « chasses aux énigmes », avec un livret-jeu gratuit pour apprendre en s’amusant.

    Et pour prolonger la visite :

    • des salons de thé-restaurants dans des cadres uniques,
    • des librairies-boutiques proposant un large choix de cadeaux et de souvenirs de qualité.

    - Culturespaces accueille chaque année près de 2 millions de visiteurs

    Grâce à cette volonté de faire connaître notre patrimoine et mettre la culture à la portée d’un large public, la fréquentation de l’ensemble des sites augmente chaque année, pour atteindre près de 2 millions de visiteurs en 2008. Cette importante fréquentation permet de générer de nouvelles ressources qui sont affectées aux travaux de restauration des sites, à l’amélioration des conditions d’accueil des publics, à la mise en place de nouvelles animations...



    >> La visite Culturespaces de la Villa Ephrussi de Rothschild

    Avec la volonté d’offrir aux visiteurs du musée des moments inoubliables, Culturespaces a mis en place à la Villa Ephrussi de Rothschild un ensemble de services qui font de la visite un moment agréable, adapté aux besoins de chacun et répondant aux différents niveaux d'intérêt et de compréhension des visiteurs.

    - Le circuit de visite :

        > Visite des salons & jardins:

    Le rez-de-chaussée et les neuf jardins à thème se découvrent en visite libre. Un mini-guide retraçant l’histoire de la Villa, édité en 5 langues (français, anglais, allemand, italien et russe) est remis à chaque visiteur.


        > Les Nouveaux Jeux d’Eau Musicaux

    Depuis le printemps 2008, les Jeux d’Eau Musicaux (en place depuis 2003) sont améliorés avec une nouvelle extension réalisée grâce au parrainage de la Lyonnaise des Eaux. Le Grand Paon, la Valse, les Tulipes et autres jeux gyroscopiques offrent au visiteur un spectacle inoubliable et confèrent à ces jardins une magie supplémentaire. Une vraie féerie aquatique qui enchante tous les visiteurs.

        > Le film

    Un film de 20 minutes inédit retrace l’étonnante histoire de la villa et la vie sur la Riviera à la Belle Époque. Il est projeté sans interruption dans le salon des Putti.

        > Visite des collections de la baronne Ephrussi du premier étage

    Les visiteurs qui le souhaitent peuvent aussi effectuer une visite guidée du premier étage de la villa présentant les collections de la baronne Ephrussi. La visite guidée a lieu tous les jours à 11h30, 14h30, 15h30, 16h30 et un horaire supplémentaire à 17h30 est mis en place en juillet et en août.


    - Le guide de visite :

    La villa propose à ses visiteurs un guide de visite très complet pour la visite des jardins et des salons du rez-de-chaussée. Il est remis gratuitement à chaque visiteur (cinq langues au choix : français, anglais, allemand, italien et russe).

    Le guide comprend : Un plan légendé des appartements privés (patio couvert, Salon Louis XVI, Salon Louis XV, Appartements de la baronne, Salle à manger et le Salon des porcelaines de Sèvres), avec des commentaires historiques et anecdotes variées sur les collections. Il comporte également un plan des différents jardins, accompagné de commentaires descriptifs.

    - La visite pour les enfants, la chasse aux énigmes :

    Un questionnaire ludique disponible en français et en anglais a été imaginé pour faire découvrir la villa et les jardins aux enfants de 7 à 12 ans. Un livret est remis gratuitement à l'entrée du site et une énigme mystérieuse entraîne ainsi les enfants à travers les différentes salles du musée, à la recherche d’indices dissimulés, à la découverte de l’histoire du monument.

    - L’offre groupe :

    Pour les groupes, la villa Ephrussi propose des offres combinées avec la villa grecque Kérylos. Vous pouvez aussi associer la visite de la villa avec une dégustation de vins de Côte de Provence. Enfin des offres gourmandes permettent d’accompagner la visite d’un déjeuner ou d’une pause gourmande au salon de thé dans un cadre enchanteur. L’ensemble de l’offre spécialement mise en place par Culturespaces pour les groupes est accessible sur le site Internet www.villa-ephrussi.com dans la rubrique « Groupes ».

    - La librairie-boutique

    À l’entrée de la villa, elle propose un large choix de livres, cartes et objets-cadeaux de qualité, en relation avec les collections de la villa, la Côte d'Azur et la région provençale. Un espace jardin propose une collection d'ouvrages spécialisés à l’attention de ceux qui ont la main verte. Les amateurs de jardinage y trouveront également différents outils, vêtements et accessoires.

    - Le salon de thé-restaurant :

    Au coeur de la villa, il domine de sa terrasse la baie de Villefranche. Un moment de détente dans un cadre privilégié. Ouvert tous les jours pendant la haute saison, de l'heure du déjeuner à la fermeture de la villa, il propose salades et pâtisseries.

    - Les réceptions :

    Entre Nice et Monaco, ce Palais historique, entouré de neufs jardins dominant la mer, est un lieu féérique qui accueille les plus belles réceptions de la Côte-d'Azur.

        > Le Jardin à la française, ponctué de cascades et de parterres fleuris, permet d'organiser, à la belle saison, d'inoubliables réceptions. Les soirées peuvent s'étendre au jardin florentin et au jardin espagnol. L'ensemble permet d'accueillir jusqu'à 350 personnes.


        > Le Grand Patio avec sa colonnade de marbre rose et les diverses oeuvres qui le décorent, restitue l'ambiance des grands palais italiens. Il peut accueillir en toutes saisons un dîner (jusqu’à 250 personnes) ou un cocktail (jusqu’à 350 convives) dans un décor prestigieux.

        > La Salle à manger orientale, avec ses onze baies vitrées, offre une vue panoramique sur la baie de Villefranche. Ouvrant sur une terrasse, cet espace dispose d'un accès direct aux jardins. Il peut accueillir en toutes saisons cocktails (jusqu’à 100 personnes) et dîners (jusqu’à 60 couverts).

    >> Evénements et animations 2009

    (voir la page spécifique)

    >> Au pays des merveilles

    - Une rose excentrique

    Par sa naissance puis par son mariage, Madame Ephrussi devait devenir l'une des plus grandes collectionneuses de son siècle. Fille du baron Alphonse de Rothschild, elle grandit au château de Ferrières. Là, elle s'initie à l'art grâce à la fabuleuse collection de James de Rothschild. En 1883, elle épouse Maurice Ephrussi ("Frousse", comme elle le surnomme affectueusement). Elle entre alors dans une famille de banquiers et d'exportateurs de blé originaire d'Odessa, eux-mêmes collectionneurs et amis des Rothschild. Un des cousins de son époux n'est autre que Charles Ephrussi, mécène des impressionnistes.

    Pour la construction de la villa, elle s'adjoint les talents de tous les experts et marchands, amis de la famille. Un conseil d'excellence, efficace, à en juger par les pièces exposées ici. La prospection, à travers le monde, commence, jubilatoire et élitiste. Les recherches portent leurs fruits : la baronne fait parvenir par le train de Beaulieu des oeuvres qu'elle sélectionne sur le quai de la gare. Petite anecdote : un jour, elle achète les ruines d'une chapelle, pour ne garder qu'une fresque !

    Au cours de ses pérégrinations, elle affirme, outre sa passion pour l'art, son amour de la nature. Vérone, Florence, Venise entre autres (d'où le terme de palazzino), des jardins exotiques aux déserts, tout la fascine. Et naturellement, de la même façon qu'elle s'entoure d'oeuvres d'art, elle recrée dans la villa un cadre propre à répondre à son insatiable curiosité.

    Entre bon goût et fantaisie, la baronne choisit le fantasque telle une jolie fleur d'extravagance. Béatrice Ephrussi reçoit ses fournisseurs toute de rose vêtue, de l'ombrelle de soie à la pointe des bottines ; même le sac à main en peau de crocodile n'y échappe pas. Du rose, encore du rose, partout du rose. À la fois couleur et fleur.

    Édifier une villa rose, faire de cette fleur mythique l'ornement indispensable de chaque pièce. Mme Ephrussi voue un culte à cette couleur. Sa villa de Monte-Carlo ne s'appelle-t-elle pas "Rose de France" ? Elisabeth de Gramont fait ainsi son portrait: "Elle était ravissante et dès l'âge de vingt ans, ses cheveux devinrent blancs, ce qui lui donnait l'air d'être poudrée. Elle portait presque toujours des robes roses et semblait partir éternellement pour un bal paré."

    Et Béatrice ne s'arrête en si bon chemin. Elle compte bien recevoir ses amis avec le faste d'une Marie- Antoinette, transformer sa maison en zoo exotique, havre de paix pour ses compagnons favoris : perruches, singes, mangoustes, flamands roses… Encore du rose...

    Extravagante, excentrique, la baronne n'en demeure pas moins fidèle. Elle séjourna peu dans ce palazzino, et n'y habita plus du tout après la mort de son mari, en 1916, préférant alors ses résidences de Monte-Carlo. Elle s'éteint en 1934 à l'âge de 70 ans, léguant sa propriété à l'Académie des Beaux- Arts.

    - La Belle Époque de la Riviera :

    La Riviera. Un nom évocateur de luxe, de richesse. Un condensé d'élégance sur quelques kilomètres entre ciel et mer. Emplacement idyllique pour les volontés impérieuses de Béatrice. En effet, apprécié pour sa beauté mais aussi pour la proximité de Nice et de Monte-Carlo, le Cap Ferrat attire à la belle Époque l'attention de l'élite internationale, qui prend ses quartiers d'hiver sur la Riviera. En 1905, Mme Ephrussi acquiert sept hectares de terrain sur la partie la plus étroite de l'isthme. Un achat au nez et la barbe du roi Léopold II de Belgique, qui aurait volontiers agrandi le parc de sa villa voisine, avec ce paradis terrestre.

    - Un paquebot en partance :

    La topographie même de son nouvel Eden inspire déjà la baronne. Elle décide de concevoir le jardin principal comme le pont d'un paquebot. En effet, quel que soit l'endroit où l'on porte le regard, on voit la mer. Béatrice peut ainsi s'imaginer à bord du paquebot "Ile de France". Laisser remonter les souvenirs heureux d'une croisière à bord de ce navire. C'est décidé : la villa sera baptisée "Île de France" ! De la loggia, l'amirale Béatrice peut même surveiller son équipage de trente jardiniers, coiffés de bérets à pompon rouge.

    >> Neuf jardins de rêves

    La villa est entourée de neuf magnifiques jardins ornés de patios, de cascades, de bassins, de parterres fleuris, d’allées ombragées et d’arbres aux essences rares : jardins florentin, espagnol, jardin à la française, exotique, lapidaire, japonais, provençal, roseraie et enfin jardin de Sèvres.

    La réalisation des jardins nécessita sept ans de travaux, de 1905 à 1912. Comme pour la villa, elle a fait appel à des personnalités de renom comme Harold Peto, Achille Duchêne. Paysagiste fort prisé en Europe et aux États-Unis, il a bâti sa réputation sur la création de jardins d'inspiration classique. Senteurs et splendeurs des essences, diversité des plantations ravissent le visiteur, étonné et charmé par tant de magie végétale. Pénétrer dans cet Eden, c'est embarquer pour un voyage autour du monde. Une croisière transatlantique.

    jardin à la française domine tous les autres. Par sa taille et par son emplacement. Il se trouve dans le prolongement direct de la villa. Du bâtiment, la perspective s'impose, magnifique, close en son terme par le temple de l'Amour. Cette réplique exacte de celui de Trianon domine la cascade à degrés. La pente de celle-ci a d'ailleurs été spécialement structurée pour donner à l'eau un effet de blancheur, le fameux "châle d'eau" des Orientaux.

    Côté jardin, le lieu offre aux amoureux de l'art une vue unique sur le palazzino. L'été, lotus et nénuphars colonisent les grands bassins. Les pelouses, ornées de pots à feux classiques et de grands vases Renaissance italienne, se prélassent dans un agencement parfait. Sur la terrasse du Levant, les sculptures catalanes attendent, sereines, sûres de leur succès auprès du visiteur. Émerveillement face à une nature épanouie et pourtant si structurée.

    En descendant les grandes marches, le visiteur atteint le jardin espagnol. Datura, arums, chèvrefeuille exhalent, l'été, leurs parfums entêtants. Aranjuez n'est pas loin... À l'extrémité de ces escaliers, une grotte, cachée derrière les colonnes de marbre rose. Une nouvelle subtilité dans cet isthme enchanté. Au milieu de la grotte, la fontaine au dauphin. Grâce à elle, le bassin prend toute son importance dans le décor, et s'étend au pied de la pergola, parée d'amphores catalanes et d'un banc gallo-romain. Une pause hors du temps, à l'ombre des colonnes.

    Au-delà du bassin et de la pergola, face à la rade de Villefranche, le jardin florentin. Nouveau changement d'univers. En son centre, un grand escalier en fer à cheval encadre une grotte rocailleuse : derrière les philodendrons, jacinthes d'eau et autres papyrus, un éphèbe de marbre détourne le regard du panorama qui lui fait face.

    En suivant l'allée florentine, bordée de cyprès, le visiteur parvient au jardin lapidaire. Un spectacle étrange intrigue par une accumulation recherchée d'oeuvres d'art, de provenances et d'époques diverses. Parmi le camphrier et le laurier de Californie, se tient un conclave disparate d’oeuvres pour lesquelles la baronne n’a pas trouvé de place à l’intérieur de la villa : des arceaux, des fontaines, des chapiteaux, des bas-reliefs du Moyen Âge et de la Renaissance, des gargouilles monstrueuses, des grotesques en pierre, des gnomes provençaux et carnavalesques.

    Entièrement restauré en 2003, grâce à un mécène, la Nippon TV, le jardin japonais "Cho-Seki-Tei" - qui signifie « jardin où l’on écoute tranquillement l’agréable bruit des vagues au crépuscule » - plonge le visiteur dans un « monde zen » où chaque élément symbolise le microcosme spirituel. Conçu et réalisé par le professeur Shigeo Fukuhara, ce jardin japonais accueille le traditionnel pavillon en bois, le pont, les lanternes et les vasques qui illustrent plus de mille ans de tradition japonaise. Apaisement assuré.

    Des pas de pierre enjambent une petite source d'eau. Voici le jardin exotique, royaume des agaves et cactées gigantesques. Seuls ou par groupe serrés, ils semblent défier l'azur. Impressionnant !

    Enfin, le bouquet final de ce feu d'artifice de verdure : la roseraie. La fleur fétiche de Béatrice sous toutes ses épines et tous ses pétales. Plusieurs variétés embaument ce lointain bout de jardin. Un coin à part, avec son petit temple hexagonal. Au centre de celui-ci, pour seule habitante, une divinité gracieuse. Une jeune fille qui se rit des sept colonnes qui la ceignent.

    Et il ne faut pas manquer non plus le jardin provençal situé sur le flan Est et enfin le jardin de Sèvres qui achève la visite au pied du salon de thé. Culturespaces a su valoriser ce cadre unique en restaurant depuis 1991 l'ensemble de ces jardins afin qu'ils retrouvent leur splendeur originelle. Au terme de sa promenade, le visiteur peut confirmer l'avis général : ces jardins sont bel et bien les plus beaux de la Côte d'Azur.

    >> Le palais d’une collectionneuse

    - Une folie vénitienne

    Impérieuse, Béatrice exigeait l'excellence. De 1905 à 1912, pas moins de dix architectes se sont succédés et ont patiemment écouté les doléances de la baronne. Pas facile de donner forme aux rêves d'une excentrique. Surtout quand elle sait exactement ce qu'elle veut. La commanditaire est autoritaire, l'architecte devient un docile exécutant. En réalité, le véritable architecte, c'est la baronne elle-même !

    Venant des quatre coins du monde, ils créent une demeure aux multiples réminiscences. Florence, Venise, Ravenne deviennent leur point de référence, sans oublier les patios des grands palais espagnols.

    La construction est toutefois achevée en 1912, après bien des crises et des péripéties. L'une d'elles faillit d'ailleurs coûter la vie à l'incontournable cheftaine de chantier, une violente rafale de mistral ayant emporté des échafaudages sur la baronne pendant qu’elle supervisait personnellement le chantier. Le résultat n'en est que plus grandiose. La baronne possède désormais réunis sous dans un même lieu, les fastes des plus grandes époques. Un temple du raffinement.

    - L’ambiance d’une demeure habitée :

    Les salons et appartements privés de la villa présentent dans l’atmosphère d’une demeure habitée, les oeuvres d’art de grande qualité que Béatrice Ephrussi de Rothschild a rassemblées tout au long de sa vie, témoignant de son goût pour l’art et les voyages. À côté du standing inhérent aux réceptions et aux représentations, les appartements privés de Béatrice contrastent étonnamment. Toujours fastes, avec le même raffinement, ils conservent cependant une intimité particulière. Des pièces où le paraître semble banni.

    Le patio couvert

    Il surprend par ses dimensions et marque le triomphe de l’éclectisme. Ses grandes arcades soutenues par des colonnes en marbre rose de Vérone évoquent les villas italiennes de la Renaissance. Les collections qui s’y trouvent datent de l’époque médiévale et Renaissance. C’est dans ce lieu que Béatrice donnait ses réceptions. Ce patio détonne avec les pièces alentour, où s’étale la passion de Béatrice pour le 18e siècle français.

    Le salon Louis XVI

    Salon plus imposant de la villa, il présente un aménagement somptueux. Les boiseries peintes du XVIIIe siècle proviennent de l’hôtel Crillon, place de la Concorde à Paris. Nombreuses sont les pièces de ce salon qui ont une origine royale ou aristocratique : un des tapis avait été commandé par Louis XIV pour la Grande Galerie du Louvre, alors que le second porte le monogramme de Louis XV et provient de la chapelle royale du Château de Versailles. Le plafond est orné d’une toile du peintre vénitien Tiepolo et représentant un Char de l’amour tiré par des colombes. Un des joyaux de cette pièce est la table de whist de Marie-Antoinette aux piétements à volutes et au décor de perles.

    Le salon Louis XV

    Orné de boiserie gris perle, deux alcôves abritent des tapisseries de la Manufacture des Gobelins et représentant des scènes du Don Quichotte de Cervantès. Sur les murs sont accrochés de nombreux tableaux de grande qualité : Un amour aux colombes de François Boucher, Diane sur les nuées et Le sommeil de Vénus réalisés par son atelier, et les charmantes danseuses de Frédéric Schall.

    Les appartements de la Baronne

    Les appartements de la baronne ont gardé toute leur atmosphère. Chaque pièce dénote un grand raffinement et une grande richesse dans le choix du mobilier et des éléments décoratifs.

    Le premier espace est un boudoir aux boiseries peintes dans le goût pompéien. Le secrétaire est l’oeuvre de l’ébéniste attitré de Marie-Antoinette et l’un des principaux fournisseurs du mobilier royal sous Louis XVI, Jean-Henri Riesener. Mais le meuble le plus rare demeure un discret guéridon octogonal, sans doute conçu par Adam Weisweiler, orné de scènes animalières et composés de réelles plumes d’oiseaux et ailes d’insectes se détachant sur un fond de cire.

    Outre son beau mobilier et son plafond peint d’école vénitienne, la Chambre de la Baronne conserve une série de costumes Louis XV et Louis XVI, ainsi d’une surprenante collection de costumes de mandarin et de petites chaussures chinoises au XIXe siècle. Enfin, la salle de bain attenante est un chef-d’oeuvre de raffinement : les boiseries peintes par Leriche (fin du XVIIIème siècle) dissimulent lavabo et rangements.

    Grâce aux marchands et experts dont elle a su se faire des amis, la Baronne Ephrussi de Rothschild prospecte à travers le monde entier. Elle fait de la villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat une demeure de collectionneur épris d’éclectisme, où porcelaines, tableaux de maître et pièces de mobilier se côtoient dans un souci permanent d’harmonie.


    >> Des collections remarquables

    - Les porcelaines

    Le salon des porcelaines et la fabuleuse collection qu’il renferme sont l’une des merveilles de la villa. Au fil de ses voyages, la Baronne Ephrussi a constitué un ensemble de porcelaines françaises, riche en pièces de Sèvres et de Vincennes, faisant preuve d’un goût très sûr en la matière. Récemment restauré, le salon des porcelaines présente les précieux vases, plats, soucoupes et assiettes, issus des manufactures royales.

    - Les salons :

    Le salon Fragonard recèle un mobilier XVIIIème siècle (bureau à cylindre de Saulnier, mobilier milanais en bois peint à double motif d’aigles). Nul doute que le peintre de Grasse aurait trouvé cet écrin idoine pour ses gravures et dessins. À en juger par l'état de conservation parfait des oeuvres et l'atmosphère de cette pièce, Mme Ephrussi aimait cet artiste de génie. Comment résister aux lavis du grand Honoré (Femme se mirant dans un cours d'eau, Danaé visitée par Jupiter, ou S'il m'était aussi fidèle...) ? Le visiteur pourra, à l'instar de la propriétaire, se laisser séduire par la Jeune fille à la rose, de Boucher.

    Le salon des tapisseries, outre le mobilier Jacob recouvert de tapisseries de Beauvais (1768), offre un large éventail des arts du XVIIIème siècle : des commodes rarissimes d’époque Louis XV, des chenets en bronze doré dits “au chinois”, une petite table à marqueterie de damiers.

    Le salon des singeries : pied de nez de l'excentrique de la Riviera ? Référence savoureuse au grand siècle ? Peut-être, mais plus sûrement, bel hommage à ces petits animaux que la baronne affectionnait tant. Ce motif du singe rend bien compte des aspirations culturelles et intellectuelles de Mme Ephrussi : il montre sa passion du XVIIème siècle, ainsi que sa propension à l'originalité. Au XVIIème siècle, la fable et le pittoresque animalier sont à l'honneur. Ainsi, Jean-Baptiste Huet, l'aimable peintre des lambris, néglige les chinoiseries pourtant à la mode, leur préférant ces curieux personnages poilus, qui miment les défauts des humains. Un peu de badinerie sied si bien à Madame la baronne. C'est ce même sens de l'amusement qui triomphe dans les porcelaines de Meissen : les petits animaux en costumes jouent une petite musique, que le visiteur n'est pas prêt d'oublier !

    Enfin, le salon d’art d’Extrême-Orient, très dans le goût des cabinets de Chinoiseries de la fin du XVIIIe siècle, présente des portes laque et or (XVIIIème siècle) provenant du Palais Impérial de Pékin et une vitrine d’émaux de Canton.

    >> Ressources Internet

    >> Informations pratiques