Havre de paix et de verdure idéalement situé à 30 minutes au sud de Paris, dans le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse, le Château de Saint-Jean de Beauregard est une destination prisée par les amateurs de jardin du monde entier.

Le château

Sertie dans un écrin de terres et de bois, la masse puissante et sobre du château s’inscrit avec ses sept cours, son parc et son jardin à la française dans un carré presque parfait, dans lequel s’intègrent harmonieusement chapelle, communs, écuries, potager, pigeonnier, orangerie, abreuvoir, glacière, douves… tous les éléments indispensables à la vie quotidienne au XVIIe siècle.

Les visites guidées permettent de découvrir cette demeure vivante et chaleureuse, largement ouverte sur la nature environnante et jouissant d’un panorama exceptionnel lui ayant valu son nom de « Beauregard », où cohabitent harmonieusement meubles, portraits et souvenirs de famille.

Classé Monument Historique, le Domaine de Saint-Jean de Beauregard n’en demeure pas moins avant tout une demeure familiale, habitée toute l’année, que les propriétaires actuels ont à cœur d’animer et de partager. Leur passion pour les plantes et le jardin s’est exprimée dans la restauration exemplaire du potager et dans la création en 1984, de l’une des toutes premières Fête des Plantes, devenue au fil des ans l’une des manifestions horticoles les plus importantes de France.

Le pigeonnier

Avec ses quatre mille cinq cent boulins, le pigeonnier de Saint-Jean de Beauregard est l’un des plus grands d’Ile-de France. Sa double échelle pivotante, haute de 12 mètres et sa spectaculaire charpente en font un point essentiel de la visite du domaine. Complément indispensable du potager, il fournissait viande et œufs pour l’alimentation humaine mais également la colombine, fumier nécessaire pour fertiliser les sols.

Le potager fleuri « à la française »

Entièrement clos de murs, typique des potagers du XVIIe siècle, le potager fleuri de Saint-Jean de Beauregard est l’un des rares potagers de château à avoir survécu jusqu’à nos jours. D’une superficie de deux hectares, il permettait la vie en autarcie des dizaines de personnes habitant le château.

Interprétation magistrale de l’art du potager fleuri, il mêle aujourd’hui harmonieusement fleurs, fruits et légumes rares ou oubliés en de somptueuses compositions constamment renouvelées. Aux détours des allées rayonnant à partir du bassin central, se laissent également découvrir les serres à raisin, les sauts de loup, les fruitiers ainsi qu’une étonnante chambre de conservation du raisin selon le système en vigueur à Thomery.

Esthète et magicienne, sa créatrice explore inlassablement l’univers végétal pour composer de nouvelles variations et enrichir encore et toujours la palette botanique de ce véritable conservatoire végétal, source d’inspiration pour de nombreux jardiniers.

Le parc

La presque totalité du parc est demeurée à la française. Planté de chênes, frênes, châtaigniers et charmes, essences naturelles dans la région, il est quadrillé par des allées en étoiles formant de belles perspectives, et, à leur intersection, des clairières avec cabinet de verdure, si l’on en croit les plans du XVIIIe siècle. Une partie du parc a été transformée à l’anglaise au début du XIXe siècle, permettant la création d’une pièce d’eau et l’introduction d’espèces d’arbres nouvelles pour l’époque : cèdres, marronniers d’Inde notamment.